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L'idée originale "Ponteiras - Pontes e fronteiras" est née d'un échange linguistique entre un professeur Brésilien, Vilton Soares, ses étudiants Vitoria Maia, Gustavo Freitas, Josué Andrade d'une part et moi, Frédéric Paredes, guide touristique français, durant le premier confinement au printemps 2020.
Nous nous étions déjà rencontrés lors d'une conférence sur le même thème en Janvier 2020 à l'institut fédéral du Maranhão, au nord-est du Brésil.
C'est à l'occasion de la rédaction d'un texte à vocation académique synthétisant cette expérience interculturelle que me vint pour la première fois à l'esprit ce nom "Ponteiras" pour intituler ma narration.
Ponteiras, contraction de Pontes (ponts) e fronteiras (et frontières) car c'est ainsi que je voyais cet échange, ainsi que l'interculturalité en général. Un voyage entre barrières linguistico-culturelles et similitudes entre nos deux pays. En effet, nous sommes à la fois très proches et très différents sur certains aspects.
C'est également le nom d'une figure de Capoeira, mélange de lutte et danse traditionnelle du Brésil.
De cet échange, originellement académique, est née une relation d'amitié autour de cette découverte de l'autre. Nous avons passé de nombreuses heures à discuter sur nos pays respectifs, nous envoyer des vidéos d'Albi ou São Luis, pour nous faire découvrir chaque fois un peu plus nos lieux de vie respectifs.
Parfois, m'étaient posées des questions auxquelles je ne pouvais répondre précisément car elles se destinaient plus à des brésiliens vivant déjà en France, plus indiqués pour se mettre à leur place, et comprendre l'origine-même de ces interrogations.
Plutôt qu'offrir une réponse hasardeuse, voire erronée, à ce qui aurait été une interprétation de questionnement, je pensais alors que donner la possibilité de s'exprimer à des brésiliens résidant sur le sol français depuis quelques années serait bien plus adéquat.
Le concept était né. Le temps de structurer le projet, quelques semaines plus tard, j'arrêtais mon choix sur le format du documentaire.
C'est, selon moi, ce dernier qui permet au mieux de prendre le temps de développer le propos, centré sur l'échange et la parole et nécessitant un certain approfondissement.
J'avais l'idée, le concept. Il me fallait une équipe…
Mon ami Alexandre Fauré s'est imposé comme le choix idéal pour sa vision créatrice, ses connaissances en édition et le matériel proche de la qualité professionnelle qu'il avait à disposition.
Ma chère Luciana Salgues, accepta naturellement de mener les interviews, réalisées dans la langue natale des protagonistes, pour un résultat plus fluide et spontané. Elle a également beaucoup contribué aux nombreuses photographies réalisées durant le projet.
Ainsi bien accompagné, je suis allé à la rencontre des futurs participants pour leur soumettre ma vision, mon projet et en définir le cadre.
Chacun adhéra instantanément, nous offrant ainsi la promesse de leur temps et leur confiance en nous invitant à pénétrer chez eux pour nous dévoiler une part de leur histoire, de leur parcours de vie, parfois même des moments intimes et très sensibles.
Ainsi se dessinait le futur projet de documentaire "Ponteiras".
Plutôt qu'un simple exercice de questions-réponses sur l'interculturalité adressé à quelques étudiants, nous avons choisi d'offrir des histoires de vie, leurs histoires.
Chacun pourra se retrouver dans les récits des participants, que nous soyons brésiliens, français et même d'autres origines.
Nous avons tous vécu une étape qu'ils ont traversée, pensé à la même chose qu'eux dans pareil contexte, eu les mêmes craintes et doutes, parfois les mêmes émerveillements.
C'est là que l'essence du documentaire prend tout son sens, jusqu'au choix de son nom. En effet, bien que nous soyons séparés par environ 7000 km, un océan, des codes sociaux et un langage différent, nous sommes en réalité bien plus proches qu'il n'y parait.
Ponteiras est un projet collaboratif franco-brésilien bénévole, que l'on peut catégoriser d'amateur (dans le bon sens du terme) puisque nous ne sommes pas des professionnels de l'exercice, non sponsorisé (produit intégralement avec notre propre argent), qui aura nécessité pratiquement un an de travail et la gracieuse participation de toutes les personnes ayant contribué à l'aventure.
Frédéric, dit "Fredinho"
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